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lundi 30 janvier 2006

La vie est un cycle

Simple constat.

L'un des tout premiers cadeaux que m'a fait ma fée, c'est une joli Winnie qu'elle m'a ramené d'Eurodisney. Cela me touche beaucoup, il est tout mignon, à tel point que lorsque ma fée me manque de trop, il m'arrive de dormir avec.

Mais pourquoi m'a-t-elle offert un Winnie?

Parce qu'elle a vu sur ma table de chevet un tout petit Winnie, et elle a constaté que je prends mon petit déjeuner exclusivement dans un mog Winnie que je lave à la main pour qu'il ne soit pas abimer, et que je suis le seul à utiliser.

D'où viennent cette peluche et ce mog?

C'est Elle qui me les as offert, sorti d'un magasin Disney Store.

Avant ce cadeau, je ne m'étais jamais vraiment intéressé à Winnie l'Ourson. Mais ce cadeau m'avait énormément touché, et peut-être le fait que ce soit l'un de ses derniers a pris une place très importante dans ma vie. L'ironie du sort veut donc que ma fée m'a offert une icône d'un symbole provenant d'Elle, la seule personne qui lui fait peur.

Pourquoi un cycle?

Parce que j'ai fait la même. Au début de notre relation, j'ai remarqué qu'Elle avait beaucoup d'affection pour Snoopy, des fringues Snoopy, des dessins Snoopy... Pour ses dix-huit ans, je lui ai offert une peluche géante Snoopy. Par la suite je lui ai offert d'autres icônes de snoopy, poussant le vice jusqu'à lui trouver un superbe string Snoopy du plus bel effet :)

Mais au fait, d'où lui venait ce lien à Snoopy? Elle n'aime pas les BDs, mais par contre un de ses ex, l'un de ceux responsables de sa maladie, était surnommé Snoopy. Celui-là même avec lequel elle m'a certainement trompé.

Tel le flux et le reflux de la marée, l'histoire se répète inlassablement... CQFD

samedi 28 janvier 2006

Rapport d'une journée anodine

7:00: Lever (et ça ne veut pas dire que le réveil ne hurle pas depuis une demi heure à huit centimètres de mes oreilles)
Mon seul plaisir de la journée: une put*** de longue douche bien chaude (comprendre vingt trente minutes) Petit déjeuner, absorbsion de ma téra-chiée de médocs. Attention particulière à mon noeud de cravate: je suis fan du noeud Windsor, autant bien le faire, d'autant plus que l'association de mon costume, mes chemises, mes cravates et mes noeuds sont peut-être le seul point me distinguant de mes autres collègues.
8:00: Sur le quai de la ligne B. Tient mon train est annulé. Tient le train suivant a du retard.
8h13: Tient, le train est bondé.
9h03: Arrivé à Châtelet, changement de quai, en face, pour prendre le A vers La Défense. Je laisse passer un transporteur à bestiaux. Je prends le suivant.
9h19: Sortie à la Défense. L'esplanade. Un coup d'oeil aux afficheurs: -5°C. À toute chose mamlheur est bon: à cette température il y a beaucoup moins de fumeurs, et leur fumée pestilencielle disparaît beaucoup plus vite. Je profite des dix minutes de marche pour respirer à fond. C'est l'une de mes résolutions pour sortir du stress qui me ronge l'estomac.
9h35: J'arrive dans l'openspace, je salue mes collègues, j'allume ma bécane. Je fonds sur la migration fonctionnelle qui m'occupe et m'obsède depuis vendredi dernier.
12h20: Je lève la tête: enfin j'obtiens un résultat cohérent. Le bout du tunnel?
12h53: Mes collègues me recrutent pour partir manger.
14h00: Café à l'espace repos avant de retourner au charbon. Un coup de fil providentiel de ma fée recharge mes batteries de bonne humeur: elle a réussi son examen malgré l'angine que je lui avait refilé. C'est quand même classe d'avoir une fée capable de décrocher 15 en IFSI avec 40 de fièvre :)
14h15: Je dévérouille mon poste, c'est reparti.
15h00: Je fais signe à mon chef, je lui demande de tester rapidement mes modifications. Là, mortifié, pas une seule simulation de cotation ne passe. Le boulet que je suis a factorisé un peu trop aggressivement son code avant de le montrer à mon chef. Boulet que je suis. Je m'aperçois au passage que les produits de mes tarifs sont incorrects. Je m'aperçois que des champs ont mal migré dans ma nouvelle structure. Il reste du travail, je me hais d'avoir laissé passer ça après trois jours de boulot dessus.
18h15: Tout le monde est à bout de nerfs dans l'openspace. Il ne reste plus que mon chef, mon chef de projet, un développeur et un testeur. Alors que j'allais prendre ma première pause de la journée, mon chef nous invite à descendre au pot de l'entreprise. "Y'a à boire et à manger". Correct, avec tout ce qu'on nous as servi, le diner pourra attendre :) Je ne savais pas que ça allait devenir une vérité...
19h00: Je remonte travailler alors que mon chef part en week-end. Reste un développeur avec moi. Je rush sur l'enfer que représente mon travail. On livre mardi ou mercredi. Je ne reviens que le mercredi, je ne peux pas me permettre de ne pas livrer mon travail ce soir.
19h15: Je m'aperçois qu'il y a encore des erreurs imbitables et incompréhensibles provenant de l'application. Je suis désormais seul dans l'openspace.
20h00: Aller, encore un test et après j'abandonne. La lumière s'éteint. Je suis le dernier dans tout l'étage. Je rallume.
21h00: Cette fois les données remontées sont correctes. Je teste des cas farfelus, ça passe. Je commente mon code. cette version suffira pour mes collègues.
21h20: Parallèlement à ma syncro CVS et mon commit, j'écris un mail à mon chef lui expliquant ce qu'il reste à faire. J'espère ne rien avoir oublié.
21h27: Je sors du batiment en passant devant le vigile de nuit.
21h42: Je monte "enfin" dans mon RER A.
21h53: Mon train B. Enfin.
22h37: Je pose mes fesses dans mon fauteuil, dans ma chambre. Je suis exténué, les yeux exhorbités et rouge d'avoir stressé une journée durant.
23h10: Une soupe de carottes, deux rondelles de saucissons, un morceau d'emmental, deux Jeff de Bruges noirs pour le dessert. Mon repas est fini.
23h30: Voilà ma journée de travail est terminée. Passons au lit? Naaaaaaan. Voici que commence ma journée d'étude :( Après 10h30 de travail sur le J2EE, j'attaque mon travail de .NET pour l'école.
01h30: Je file au lit. Enfin. Epuisé.

Aller, on va rationaliser. 10h30 de travail pour quel salaire? 365€ par mois. Oui je suis stagiaire. Le .NET? je n'aime pas cette technologie, mais c'est un travail de groupe, je ne peux pas condamner leurs résultats. Je me rassure en me disant que je vais peut-être décrocher quelque chose comme neuf fois ce que je touche aujourd'hui dans sept mois. Mais à cette date, je vivrai avec ma fée :)

vendredi 27 janvier 2006

Inspiration 1

 Un coeur qui bat est un cancer en rémission
 Une fois mort seulement est-on guéri.

samedi 21 janvier 2006

Un résumé des trente derniers jours?

Il faut peut-être que je fasse un petit résumé des quatre dernières semaines. Histoire de me faire plaindre, bien sûr ;)

20 décembre 2005: Préparation des fêtes, décisions des derniers achats de noël, le stress monte encore et encore. Le boulot, la voiture, le retard de ma fée, le planning très serré pour essayer de voir tout le monde entre Paris avec ma fée qui passera ses son réveillon en hépato-gastro, Cherbourg avec ma famille pour le réveillon et noël, le 26 et 27 où je dois doubler ma paie du mois en travaillant pendant mes vacances, Caen où je dois faire le 28 où je dois faire un resto avec mes copains de l'IUT, la Bretagne pour retrouver ma fée et sa famille pour le nouvel an.

24 décembre 2005: Arrivé à Cherbourg, beaucoup de fatigue, emballage est cadeaux. Décidément ce n'est pas mon truc, mes paquets ne ressemblent à rien. Au cours de l'apéritif, nausées et maux de ventre me contraignent à stopper ma consommation d'alcool et dire adieu au foie gras ainsi qu'aux excellentes choses grasses préparés par mes parents. Snif. Définitivement snif.

25 décembre 2005: Repas chez ma grand-mère, toujours aussi excellent. Et toujours aussi gastriquement dérangé. Je repars en milieu d'après-midi pour être à Paris et travailler dès le lendemain. Les deux jours qui suivent sont affreux, je me sens très mal.

27 décembre 2005: Je retrouve ma fée le soir après le travail et ENFIN elle fait un test de grossesse, cinq minutes de stress, et le soulagement (même si elle joue avec mes nerfs ;)) Première bonne nuit depuis plus d'une semaine.

28 décembre 2005: La neige encombre ma Normandie, ma fée et ma mère, par téléphone, se liguent pour m'empêcher de rejoindre Caen. Du coup je reste à Paris pour descendre en Bretagne avec ma fée. Finalement, à toute chose malheur est bon, je vais pouvoir profiter un peu de ma fée à moi.

29 décembre 2005: Cette voiture va me rendre dingue! Plus de pompe liquide glace, toujours des alarmes thermiques plus ou moins fantômes du moteur. Mon frère continue à me dire qu'il doit s'agir d'un faux contact, d'une masse. Moui ok, c'est son job après tout.

31 décembre 2005: Courses du nouvel an. L'alarme thermique fait des bonds anarchiques, se coupent, revient de façon séquentielle. J'ai chaud, très chaud, et des sueurs froides. Certainement le stress... Lors du réveillon je m'aperçois que je transpire alors que le chauffage n'est pas poussé bien haut. Un verre et demi de Soho et j'ai l'estomac qui brûle. Mon degrès de fatigue bats des records, sur le coup je me dis que c'est la dernière fois que je travaille entre deux fêtes. Les nausées me cassent. Je ne peux plus rien avaler. Mon dieu! Je vois défiler devant moi le foie gras cuit maison, le saumon fumé et le roti (mon dieu qu'il était excellent ce roti! Pourquoi je n'ai pas pu en manger plus?) Au beau milieu de la nuit, je vomis et vomis encore. De la bile, beaucoup de bile. Là j'aurais dû comprendre. Mais faut croire que je suis très stupide en ce jour de l'an.

1er janvier 2006: Je ressemble à un zombie, je mange en tout et pour tout une tranche de pain brioché et un petit morceau de baguette, et deux verres de coca dégazéifié. Cet état de fatigue me rappelle le lendemain de mon opération, sauf qu'à l'époque j'avais encore l'anesthésie et la morphine à éliminer. J'hésite jusqu'au dernier moment mais je finis par prendre la route pour que ma fée puisse finir ses révisions. Là je devine que je n'aurais pas la force de revenir à Cherbourg comme je l'avais promis à mon frère et mes amis. Je m'en veux, je m'y étais engagé. La voiture se comporte encore plus bizarrement qu'avant, la sonde thermique ne ressemble plus à rien: séquentiellement affiche une alarme à 70°, un rougeoiment à 80°, rien à 90°. C'est totalement illogique, du coup je veux bien croire à une vilaine masse. À 200Km de Paris je perds le chauffage de l'habitacle, sans aucune raison. Il est quasiment minuit. À deux dans la voiture, cela suffit pour tenir une température décente. Les alarmes s'agitent toujours quand je dépose ma fée chez elle. Il fait un froid attroce à Paris, le vent n'arrange rien. Certainement deux ou trois degrès sous le zéro. Je repars pour les 40Km qui sépare mon appart de celui de ma fée. J'ai horriblement chaud, je transpire, je tremble, j'ai froid.

Soudain sur l'A4 à quelques kilomètres d'Orly mon moteur hurle à la mort, je perd de la puissance, le moteur se coupe à chaque changement de vitesse qui me sont imposés par la perte de puissance. Il faut que je m'arrête d'urgence. Et bien évidement... Pas de sortie: je suis contrains de rouler deux kilomètres avec un moteur qui perd de la puissance à vue d'oeil. Le voyant d'alerte niveau d'huile s'allume. Cette fois je sais: l'alarme n'était pas factice, mon joint de culasse est mort, au moins. Je prends la première sortie, je comprends bientôt que je suis à l'entrée du Metropolis. Bon sang ce n'est pas mon jour de chance! Il est une heure du matin passé, après avoir été aidé par mon frère au téléphone pour obtenir mes chances de redémarrer, je fais mes niveaux et m'apprête à repartir, mais là je n'entends pas l'alternateur. Je commence à être un peu sur les nerfs et il fait un froid épouvantable. Je contacte ma fée pour qu'elle tente de me trouver le numéro d'urgence de mon assurance qui bien évidement n'est pas sur mes papiers. C'est à ce moment là que... je suis éblouie à contre-sens par une voiture blanche à girophare avec tous pleins de bandelettes ridicules. Cinq "individualités fortes" en sortent main sur le pistolet. C'est bien ma chance. Entre le temps qu'il me faut pour vider mes poches et leur expliquer que mon token RSA est inoffensif, que mes sachets de smecta ne contiennent pas de drogue, que je réussisse à leur expliquer sans me moquer d'eux que non seulement je n'ai pas bu, mais que je ne fume pas, ni tabac, ni stupéfiant, que je ne suis pas là pour en dealer ni pour prendre commande, il faut ensuite que j'explique au génie qui fouille mon coffre que je ne recelle pas non plus d'ordinateurs portables: leur expliquer l'alternance en informatique, que du coup le bel ordi c'est celui du boulot et le tout moche c'est mon ordi perso, ce n'est pas simple. Ensuite leur expliquer que je ne suis pas là de mon plein gré et que je ne souhaite que trouver un dépanneur pour rentrer chez moi.

"Ils repartirent, déçus.."

Et vous pensez qu'ils m'auraient aidés? Qu'ils m'auraient raccompagné, remorqué ou même trouver un dépanneur? Naaaaaaaan! On risquerait d'aimer la police dans ce cas là ce serait un drame. Je réussis à avoir mon assurance... Qui m'annonce que je suis trop près de mon domicile pour être dépanné par leur soin. Chouette, ça va me coûter une fortune. au moins la dame que j'ai à la gentillesse de me donner des numéros de dépanneurs de garde dans le coin. Le dépanneur arrive une heure après. Heureusement que ma fée m'a tenu chaud au téléphone pendant ce temps. Voilà qui me coûte la bagatelle de 97,17€. Il me fait cadeau des dix-sept centimes. La fête, je suis riche.

J'arrive chez moi, frigorifié, je tremble de tous mes membres, il est trois heures du matin... Je suis parti de Bretagne à 19 heures.

2 janvier 2006: J'ai somnolé plus que je n'ai dormi. J'ai dû perdre un litre d'eau en transpiration, sans parler des rêves pour le moins saugrenu que j'ai pu faire. Je pars à la pêche au doc' dans cette ville que je ne connais pas. Je prends ma température. 40.6° Ah oui ok, je peux bien me sentir mal. Enfin je trouve un doc, le diagnostique n'est pas long: angine blanche. Je montre ma voiture à un garagiste. Joins de culasse? "Nan monsieur, là c'est la culasse, tout simplement. Désolé." Bon sang c'est abominable.

17 janvier 2006: Deux semaines que je n'ai pas fait un vrai repas. Toujours ces fichues aigreurs et ces douleurs, est-ce que ça peut encore être vraiment une gastro? Je commence à en douter. À 22h urgence... Me voilà planté sur mon "trône" pendant deux heures dans d'affreuses douleurs. Là je sais que la gastro vient seulement de commencer. Et du coup que ca fait un mois que je traîne autre chose.

18 janvier 2006: Je revois mon doc. Là il voit enfin ce que je n'ai pas été fichu de voir depuis un mois.

''"Oh oui monsieur bloom. Vous avez bien une gastro. _ Je m'en doutais, doc.
_ ... mais! Vous oubliez un détail...
(il m'appuie juste sous le diaphragme, la douleur me fait faire un bond de deux mètres)
_ vous trainez une gastrite bien ténue. Un anxieux interne, hein?
_ euh... Voilà qui explique bien des choses. Oui, c'est de famille les gastrites..."''

Le hic, c'est que ça traîne depuis si longtemps, je suis tellement sur les nerfs malgré tout que je suis au bord de l'ulcère gastrique. Il FAUT que j'apprenne à me détendre, à accepter que la vie ne soit pas comme je la rêve.

Voilà ce que j'appelle un bon début d'année ^^ Allez, s'il vous plaît! Plaignez moi! :D

J'ai le sourire

C'est totalement surprenant par rapport aux derniers jours, voir aux derniers mois qui viennent de passer mais... J'ai le sourire!

Et c'est beau. :)

mercredi 4 janvier 2006

Je crois que cela ne va pas être possible

Le réveil sonne à 6:42, comme chaque matin de boulot. Normal. Je ronchonne un coup, comme chaque matin où je dois me lever (oui, tous, et alors?). Première bonne surprise: j'ai pu à peu près bien dormir, quelque chose comme 3 heures d'affilées. Et même si je pue la sueur de partout, je ne sens plus de fièvre.

Cool c'est fini!

Je me lève de mon lit et... je me retrouve la tête plantée dans le matelas...

Y'a comme un problème docteur... Normalement j'aurai dû me retrouver debout. Bon OK. J'ai encore la tête qui tourne et je n'ai pas récupérer mon équilibre. Je retourne me coucher :(

mardi 3 janvier 2006

Il est là, il avance.

La démarche raide, le pas irrégulier, il geind, une plainte inintelligible s'élevant de façon discontinue. Ses pas le mène parfois à se cogner contre un mur, mais il semble que la douleur ne l'atteint pas. Ses râles n'en finissent pas. Le voyant, on s'attendrait à un corps inerte, froid. Cependant on peut mesurer une température corporelle oscillant entre 38.7° et 40°.

Put*** qu'est-ce que je ressemble à un zombie avec cette angine blanche :(