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lundi 28 novembre 2005

Les joies de la colocation.

Quand on vit en colocation, il y a de temps à autres quelques joyeusetés. Par exemple: je prête mon ordinateur portable à mon coloc' le temps que le sien soit réparé (rêvez pas, ce n'est pas de la privation, mon boulot m'en fournit un bien meilleur ;) ).

Je vais gentiement prendre ma soupe qui a fini de chauffer et là je croise mon coloc...

Qui va aux chiottes... avec mon portable.

(et je ne veux pas savoir ce qu'il y fait avec, hein.)

dimanche 6 novembre 2005

Ca fait un an, je crois.

Voilà encore un de ces "hasards" qui hantent ma vie: en triant de vieux mails, j'en ai retrouvé un où j'étais invité à un diner. Un dîner où Elle m'a embrassé, pour la denière fois, si je me souviens bien.

C'était sa mère qui m'avait invité. Cela faisant longtemps qu'on en s'était pas vu, et comme on s'apprécie, même depuis que je suis séparé d'Elle, c'était l'occasion de se revoir et de raconter ce qui s'était passé en plus de six mois. Elle savait que sa mère avait invité quelqu'un à dîner, mais Elle ne savait pas qui, même si elle s'en doutait.

Je me souviens encore assez clairement de cette soirée. Elle était venue me chercher à la gare, avec sa mère. Je me souviens d'avoir été frappé par son parfum, toujours le même, celui qui est agressif, celui qui ne lui va pas. Je me souviens aussi que je n'ai pas pu m'empêcher de critiquer sa façon de tenir le volant, son plus gros défaut de conduite, comme lorsqu'on était ensemble. Je me souviens qu'on faisait comme si les six mois passés loin l'un de l'autre n'étaient que six jours, je me souviens de ce malaise quand on sentait que notre complicité était encore là, à fleur de peau, près à reprendre le dessus au moindre geste, au moindre mot non pesé.

L'apéro avait été désagréable: Elle nous avait abandonnée pour boucler un travail, comme toujours. Et comme toujours elle travaillait seule pour tout son groupe. Je venais tout juste de signer mon contrat pour mon stage précédent, je racontais entre deux verres ce que je devais y faire. Ensuite ma curiosité maladive m'avait poussé à corriger les paramètres de connexion du réseau de l'appartement. Et puis...

Et puis Elle m'a emmené dans sa chambre, pour me montrer un dossier sur lequel elle avait travailler, Elle voulait mon avis, comme avant, quand on vivait ensemble. On a commencé à parler de nos vies sentimentales, la mienne, vide à pleurer tant je repoussais et refusais de voir les prétendantes, la sienne faites de déceptions générées par sa naïveté de croire que toute personne est gentille par défaut, son mauvais tournant qui persistait. Je me souviens qu'on parlait de nos liens, de ce constat extraordinaire qu'on n'avait rien trouvé de comparable à ce qu'on avait vécu. De cette impression qu'on se retrouverait.

C'est là qu'Elle m'a embrassé.

Un baiser d'une douceur et d'une sensualité qui nous est unique. Je ne m'y attendais pas, je m'étais promis de ne pas faire ce premier pas. Puis ces caresses... Ces gestes faits et refaits mille fois, mais renouvelés à chaque fois. Le plaisir de deux êtres unifié et sublimé en un seul.

Une fois le dîner fini, elle m'a raccompagné à mon appartement. Je ne réussissais plus à quitter ses lèvres, mon bonheur retrouvé pour une soirée. Je me souviens de cette félicité, cette certitude de la retrouver un jour. Je relevais la tête pour la première fois depuis plus de six mois.

Qu'en reste-t-il aujourd'hui? Rien - suis-je tenté de dire.